Revue de presse
Du Maroc à l’Europe, le parcours de Souad Attabi, artiste peintre à Essaouira, retient l’attention des médias. Magazines d’art et revues culturelles décryptent sa démarche unique : l’art de transposer le pigment végétal traditionnel du henné sur la toile contemporaine, capturant ainsi l’essence d’un savoir-faire réinventé.
Au fil des publications
Voici quelques coupures de presse pour explorer les chroniques dédiées à son univers. Les articles ci-dessous ouvrent les portes de l’atelier pour vous laisser explorer la genèse de chaque création.
En mars 2018, à la Citadelle de Blaye, Souad Attabi a pris la parole devant son public. Quelques minutes suffisent pour comprendre ce que les articles mettent des pages à expliquer. Sa voix, son calme, et cette façon bien à elle de parler du henné comme d’une matière vivante plutôt que d’une simple couleur.
Pour cette exposition organisée dans le cadre du festival féminin à l’Institut des Cultures Musulmanes de Paris, Souad Attabi a accepté d’écrire elle-même quelques lignes sur les origines de son choix artistique. Elle y raconte avoir choisi le henné car il incarne la joie, le bonheur, la fête et les beaux souvenirs d’enfance, et explique pourquoi cette matière vivante, tatouée sur la peau de chèvre, ne donne pas les mêmes effets et nuances sur d’autres supports. Un texte rare, où l’artiste parle directement au public sans intermédiaire journalistique, et détaille comment le henné a libéré son imagination et nourri sa curiosité pour les signes et symboles appartenant à sa culture, ceux des tapis, des bijoux, de la broderie et du tatouage. Elle y évoque aussi sa rencontre avec le public parisien et sa gratitude envers ceux qui l’ont accueillie.
Dans ce long portrait signé Touria Ikbal, l’artiste peintre Souad Attabi est décrite comme une artiste aux yeux d’alchimiste, dont l’œuvre semble parler une langue naturelle que tout être humain sait reconnaître car elle s’adresse directement au cœur. La journaliste retrace le parcours d’une voyageuse infatigable qui ne se déplace qu’avec quelques bagages essentiels, une seringue, du henné et une surface en cuir lissé, pour transporter son art où qu’elle aille. Touria Ikbal explique comment ses motifs miniatures, inspirés de la broderie et du tapis, traditions manuelles millénaires, composent une œuvre où le rouge henné orne la toile sous un voile de vert foncé, dans un jeu permanent entre ce qui se dévoile et ce qui reste caché. L’article cite aussi une phrase de Mozart que l’artiste affectionne particulièrement, sur ce qui sauve un homme, le féminin et le divin, pour décrire l’effet contemplatif de son travail.
Le quotidien marocain Al Massae consacre une page entière de sa rubrique culturelle à Souad Attabi, artiste peintre à Essaouira. L’article interroge son rapport aux matériaux traditionnels qu’elle utilise, le henné, la peau de chèvre, les figures géométriques héritées de la culture amazighe et africaine. Les journalistes s’attardent sur sa volonté de transgresser une approche culturelle figée par une pratique artistique résolument contemporaine et personnelle. L’article évoque aussi son parcours singulier, celui d’une femme qui transforme une expérience identitaire intime en démarche créatrice à part entière, dépassant les frontières entre artisanat traditionnel et art contemporain.
Un magazine espagnol consacré au Maroc a suivi Souad Attabi jusque dans son atelier d’Essaouira, là où tout commence pour elle. L’article retrace le parcours d’une artiste peintre autodidacte, née et installée dans cette ville côtière dont l’histoire culturelle a permis à de nombreuses femmes de cultiver en intimité leur savoir-faire, loin des regards. Les journalistes racontent comment plusieurs galeristes européens, attirés par le riche bouillonnement culturel d’Essaouira et son ouverture sur l’art contemporain, ont fini par découvrir Souad Attabi et l’accompagner vers ses premières expositions. L’article s’attarde aussi sur son indépendance, sur sa façon bien à elle de vivre son art à l’écart des conventions, dans une petite parcelle de liberté qu’elle a su préserver malgré les regards extérieurs. Un portrait sensible, qui montre une femme avant de montrer une artiste, et qui dévoile la genèse d’un parcours qui allait ensuite traverser plusieurs continents.